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Inquiétudes et protestations dans les établissements français : Le point de vue d’un responsable syndical enseignant : où va l’AEFE ?

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L’Agence va mal, les restrictions budgétaires imposées par Bercy la contraignent à réduire, chaque année un peu plus, son volume d’enseignants titulaires détachés.

Après le passage de l’Inspection générale sur le sol tunisien, nous avions pris contact et discuté avec l’administration pour que nos écoles et lycées, dans une période post- révolutionnaire troublée, ne soient pas touchés par les coupes sombres budgétaires qui succèdent généralement aux audits. L’administration locale s’était engagée avec nous pour préserver l’existant.

Dans un premier temps nous avons été relativement épargnés.

Mais cette année, les mesures de restriction que nous redoutions sont tombées.

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Inquiétudes et protestations dans les établissements français, Le point de vue de la présidente de l'association des parents d'élèves

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Les familles sont fortement attachées à ce système d’éducation français. Nous le constatons chaque année, tant sur les demandes croissantes d’admission que sur l’implication des familles dans les 10 établissements de Tunisie réunis au sein de l’APEESFT (association de parents d’élèves des établissements scolaires français de Tunisie), qui a fêté ses 50 ans l’année dernière. Nos parents s’investissent au quotidien pour le bien des enfants.

Nous avons la chance en Tunisie, sans doute parce que l’APEESFT est la seule association de parents, d’avoir une collaboration réelle entre parents élus et « école » (administrations et enseignants), et même si parfois nous ne sommes pas d’accord, le dialogue est transparent, fluide et constructif. Nous débattons, soit dans nos écoles, soit dans les instances définies par l’Éducation nationale.

Aujourd’hui, les parents font face à une augmentation des frais de scolarité, certes maitrisée (6,5%), mais incessante et oppressante pour beaucoup. En effet, lorsque nous inscrivons notre enfant dans ce système auquel nous tenons, nous nous engageons pour 14 ans. L’augmentation annuelle conduit à ce que certaines familles n’arrivent plus à faire face, d’autant que majoritairement, nous avons des fratries. Certains diront que les bourses d’aide à la scolarité existent, mais nous représentons toutes les familles, et les familles tunisiennes ne peuvent en bénéficier.

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